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Friction familière ou risque inédit : Stratégies de relations commerciales

Comme l'affirme John F. Kennedy dans sa célèbre déclaration : « La géographie a fait de nous des voisins. L'histoire a fait de nous des amis. L'économie a fait de nous des partenaires. » Cette relation entre le Canada et les États-Unis, que nous connaissons et chérissons depuis des décennies, est une source de stabilité et de prospérité mutuelle.

Nous partageons la plus grande relation commerciale au monde, un réseau électrique et un système de défense aérospatiale (NORAD) intégrés. Environ 73 % des exportations canadiennes sont expédiées aux États-Unis, et près de la moitié de nos importations proviennent des États-Unis. Les chaînes d'approvisionnement interdépendantes et les opérations frontalières génèrent et maintiennent des millions d'emplois des deux côtés de la frontière. Nos deux nations ont tiré profit de cette collaboration.

Comme pour de nombreux pays voisins, un examen rétrospectif de notre histoire montre que les tensions récentes ne sont pas si inédites. Dans les années 1930, puis encore en 1970, des conflits ont surgi à propos des surtaxes à l'importation et de l'accès aux marchés. Comme aujourd'hui, le Canada a alors cherché à diversifier ses échanges commerciaux afin de réduire sa vulnérabilité économique.

La différence, cette fois-ci, ce sont les partenaires commerciaux que nous cherchons actuellement à côtoyer.

Autrefois, le Canada misait sur le développement de ses échanges avec des partenaires européens; aujourd'hui, il vise des relations commerciales avec des pays aux pratiques beaucoup moins transparentes.

  • La Chine – Accord sur un contingent de 49 000 véhicules électriques chinois soumis au taux de droit normal.

  • L'Inde – Discussions en cours pour doubler le montant des échanges bilatéraux à 70 milliards de dollars d'ici 2030.

Ces deux pays ont fait l'objet d'allégations d'ingérence électorale au Canada par le passé.

Le Canada encourage aussi activement les investissements directs étrangers, et cette stratégie semble porter ses fruits. Ces investissements ont atteint 96,8 milliards de dollars en 2025, contre 86,6 milliards en 2024, enregistrant ainsi la plus forte entrée annuelle de capitaux depuis 2007.

Karam Lal Signature

Karam Lal

GESTIONNAIRE DE
SUCCURSALE, CANADA

Face aux tensions avec les États-Unis, le Canada est appelé à agir. Il lui faut mobiliser ses ressources, renforcer sa puissance nationale et élargir l'horizon de ses échanges commerciaux. La diversification doit être poursuivie avec prudence. Les nouveaux partenaires offrent de réelles opportunités, mais ils s'accompagnent également d'un niveau de transparence réduit et de risques accrus. Le Canada doit parvenir à un équilibre entre la croissance économique et la maîtrise des risques.

SERVIR LE PAYS À PARTIR DE CHEZ NOUS
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